La biographie
Jean-Louis Bergheaud dit Murat est né en 1952 en Auvergne (la date exacte et le lieu varient au gré des interviews). D'une enfance passée dans une ferme isolée de la région de Clermont-Ferrand, il conserve une fascination pour le monde paysan qui transparaîtra plus tard tout au long des ses disques.
Après avoir exercé plusieurs petits boulots à Avoriaz puis sur la côte d'Azur, il regagne sa région natale en 1977, décidé à se consacrer entièrement à la musique. Avec des amis, il forme le groupe Clara au sein duquel il chante et joue du saxophone. En dépit du soutien de William Sheller, intrigué par ses premières compositions, la formation ne laisse pas un souvenir impérissable. Il faut attendre 1981 pour que Murat publie un premier 45T qui est boudé par les médias en raison de la noirceur du texte. Dans la foulée, deux albums (Murat et Passions privées) sortent dans le commerce. Mais les ventes ne dépassent pas le cap des 2 000 exemplaires. La maison de disque (EMI) mécontente, le contrat de Murat est rompu en 1984.
A l'issue de 3 années de doutes et d'errances, Virgin lui offre un nouveau départ. Un 45T voit le jour en 1987: Si je devais manquer de toi lui permet d'obtenir la reconnaissance du public et de la critique. Cheyenne Autumn, un album bourré de tubes (L'Ange Déchu, Te garder près de moi …) s'écoule à plus de 100 000 exemplaires. La carrière de Jean-Louis Murat est remise sur les rails. Avec l'album suivant, Le manteau de pluie (1991), le style Murat s'affine : guitares minimalistes sur nappes de synthé, le tout relevé par la frappe métronomique du batteur Neil Conti (Prefab Sprout). La qualité des nouvelles compositions (Col de la Croix-Morand, Le Lien défait, Cours dire aux hommes faibles) vaut à l'Auvergnat l'éloge de l'ensemble de la presse musicale tandis qu'un duo avec Mylène Farmer est mal accueilli par les fans purs et durs.
Enregistré en 6 jours dans une ferme du Puy de Dôme, Vénus, le cru 1993, reflète le culte que voue JLM à Neil Young et à son Crazy Horse. A l'occasion de la sortie de l'album, l'Auvergnat se lance dans une tournée marathon de plusieurs mois, entouré par 6 musiciens. Les concerts dévoilent un nouveau Murat, homme de scène, distillant son spleen à l'aide de sa six-cordes devant des spectateurs envoûtés. Cette série de concerts permet également à Murat d'obtenir un premier rôle au cinéma (celui d'un chanteur) avec le tournage du film de Pascale Bailly, Mademoiselle Personne.
En vue de préparer l'album suivant, Jean-Louis s'exile à Londres pendant l'été 1995. Tim Simenon (producteur-remixeur de Bomb The Bass, Depeche Mode, Simple Minds) l'initie au logiciel Pro-Tools et aux différentes techniques de sample. Dolores voit le jour en septembre 1996. Même si les singles (Fort Alamo, Le train bleu, A quoi tu rêves ?) ne deviennent pas les succès espérés, Murat reste un chanteur-auteur-compositeur admiré et respecté. Il est même considéré comme le parrain de la nouvelle scène musicale française incarnée par Silvain Vanot, Dominique A. ou Miossec. Avec la tournée Live in Dolores (97-98), JLM devient réalisateur. Il filme plusieurs court-métrages destinés à être projetés pendant les shows. Au cours de cette nouvelle série de concerts, Murat à la guitare acoustique et Clavaizolle (son fidèle collaborateur) aux claviers livrent des versions étirées et minimalistes des chansons de l'album Dolores.
Murat connaît une phase de créativité intense au printemps 1999. Il embarque pour les Etats-Unis afin d'y enregistrer ses nouvelles chansons. A New-York il fait connaissance avec le guitariste Marc Ribot et avec Jennifer Charles, la chanteuse d'Elysian Fields. A Tucson (Arizona), il rencontre le groupe Calexico, espoir du rock indé U.S.. Tous participent au très réussi Mustango, un nouvel opus aux accents folk-rock. Jim, Au Mont Sans-Souci ou Polly-Jean (hommage à PJ Harvey) deviennent instantanément des classiques du répertoire Muratien.
Depuis octobre 1999, Murat et ses 3 musiciens sillonnent l'hexagone (et aussi la Belgique, la Suisse et le Quebec) avec le Mustango Tour. En concert, Murat élargit sa palette de sons et d'ambiances avec des guitares plus brutales, des claviers moins tempérés : ses chansons sont tour à tour techno (Belgrade, Washington), noisy (Nu dans la crevasse et son final qui n'est pas sans rappeler My Bloody Valentine) ou pop minimaliste (Polly Jean). Loin du bruitisme de la scène techno, Murat crée son propre langage, fruit du bidouillage synthétique et de l'expérimentation. Muragostang, sorti en octobre 2000, est le témoignage sur CD de cette tournée.
Jamais là où on l’attend, JLM surprend une nouvelle fois son monde en publiant au printemps 2001 un album mi-folk, mi-baroque, fruit de la découverte sur le marché de Clermont des œuvres complètes d’une poétesse oubliée du XVIIème siècle. La comédienne Isabelle Huppert prête sa voix à Madame Deshoulières sur fond de d’instruments baroques (luths, clavecins et violes de Gambe) mélangés aux sonorités plus contemporaines des guitares et autres orgues mini-moog.
Un documentaire avec Claire Denis sur la musique égyptienne, un disque avec Jean-Louis Trintignant, la mise en musique de 12 poèmes d’Isabelle Ledoeuf , une jeune inconnue habitant Marseille … les projets parallèles se multiplient sans hélas voir le jour.
Fin 2001, Bernard Lenoir passe en boucle dans son émission l’album Golden couillas (en téléchargement sur Vitaminic.fr), pochade musicale signée par un nouveau groupe auvergnat, les Rancheros, sorte de Crazy Horse laid-back puisant son inspiration du côté de Licence IV. Le groupe est mené par un certain Mornac, nouvelle incarnation - selon certains- de l’homme du Col de la Croix-Morand. A ce jour le mystère reste entier …
Quand il ne fait pas de la peinture, " comme un dingue " et jusqu’à plus d’heure, JLM pose les jalons de son prochain album qu’il souhaite d’abord enregistrer en égypte, puis dans plusieurs capitales européennes, avant de se décider à partir pour Memphis (afin de travailler dans les règles de l’art du r’n’b). Le drame du 11 septembre vient contrarier cette dernière option. Finalement Murat se retranche dans un studio de la côte landaise où il convoque Fred Jimenez (basse) emprunté au groupe de Bertrand Burgalat et Jean-Marc Butty (batterie), collaborateur de PJ (Harvey). En un temps record, le trio couche sur bande l’essentiel du Moujik et sa femme, disque conçu selon un " dogme " que ne renierait pas Lars Von trier : " une chanson apprise, répétée et enregistrée en deux trois prises live maximum ".
La biographie sera actualisée prochainement
 
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